Jeremy Jay @ St des Seins (07-09-11)
reverb, papotages & épicerie de nuit
Peu de concerts étant programmés en septembre, le passage de Jeremy Jay au St des Seins, organisé par les Friends Of P, était à ne pas rater. C'était la rentrée pour tout le petit monde toulousain ayant trait de près ou de loin à la musique, et malheureusement j'avais l'impression d'être dans un café, entourée par des grappes de gens n'en finissant plus de se raconter leurs vacances, avec Jeremy Jay en musique d'ambiance. Je passe rapidement sur la première partie, les Rubycube, "qui se sont rencontrés à l'âge de quatre ans", s'inspirent des Foals, tripatouillent leurs cheveux, et ont clairement l'image avant les chansons. Rien de bien passionnant ...
Jeremy Jay laisse tomber le caban, et monte sur scène, accompagné de ses trois musiciens. L'image du dandy telle qu'on se le représente ; une petite chemise savamment trouée aux coudes sous son caban, une pointe de maladresse, le regard triste caché sous une frange, une voix grave et pleine de reverb aux accents bowiesques, jouant de la guitare du bout des doigts, enchaînant pendant une heure des morceaux ayant tout du tube atemporel (il suffit d'écouter Just Dial My Number, We Were There, Why Is This Feeling So Strong...). Un faux-air Carl Barat/Graham Coxon.
Une petite rythmique frétillante, un synthé surfant sur la vague rétro, une nonchalance à la Pavement ... La composition est carrée, parfois presque systématique ; je ne connaissais que l'album "Splash", avais écouté quelques fois "Slow Dance" et "Dream Diary" et suis par exemple incapable de me souvenir de la setlist, si ce n'est un énergique Out In The Highway, et un By the Rivers Edge lancinant. Il faut dire aussi que ça n'était tout simplement pas évident de se concentrer.
Et parallèlement, le type est attachant, balançant des petites phrases musicales ingénues, tout en fausse tranquillité (bizarrement, une certaine ressemblance avec Polar me vient en tête),
Le public a réclamé avec enthousiasme (et dixième degré, à grand renfort d'affiche Martine Aubry -ne pas chercher à comprendre) deux rappels, que Jeremy Jay jouera seul.
Une petite rythmique frétillante, un synthé surfant sur la vague rétro, une nonchalance à la Pavement ... La composition est carrée, parfois presque systématique ; je ne connaissais que l'album "Splash", avais écouté quelques fois "Slow Dance" et "Dream Diary" et suis par exemple incapable de me souvenir de la setlist, si ce n'est un énergique Out In The Highway, et un By the Rivers Edge lancinant. Il faut dire aussi que ça n'était tout simplement pas évident de se concentrer.
Et parallèlement, le type est attachant, balançant des petites phrases musicales ingénues, tout en fausse tranquillité (bizarrement, une certaine ressemblance avec Polar me vient en tête),
Le public a réclamé avec enthousiasme (et dixième degré, à grand renfort d'affiche Martine Aubry -ne pas chercher à comprendre) deux rappels, que Jeremy Jay jouera seul.
De la (très) sympathique pop à guitare.

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